"ARMORIAL IMPERIAL SOUS NAPOLEON III" de Philippe Lamarque, 2005, relié toile, 22 x 32, 139 €
Les thèmes traités sont : l'art heraldique et son évolution, des images des paraboles des Evangiles aux symboles maçonniques ; la science du blasonnement, l'homologation des titres et armoiries, ainsi que les 454 notices de personnalités qui ont été les acteurs économiques, politiques, artistiques et historiques du second empire.
Ce livre splendide contient plus de 550 blasons et armoiries aquarellés par un illustrateur de renom, Grégor Jakubowski-Barthel de Weydenthal, qui, avec talent, les a reconstitués d'après la description fournie par l'auteur.
Table des matières
Introduction
Première partie : mise en perspective du corpus juridique, de 1815 à 1852
Pour problématique principale, il faut démontrer le fonctionnement de la filière administrative. La concrétion stratigraphique et chronologique de l'armorial reflète la suite des travaux menés par les organismes qui se sont succédés.
I-1) La chronologie des textes de droit à la fin de l'Empire.
I-2) Les confirmations, reconnaissances ou maintenues de noblesse d'Ancien Régime accordées à cent trente neuf chefs de nom et d'armes.
I-3) Les critères juridiques qui fondent la noblesse de la Restauration annoncent ceux des titrés du Second Empire.
I-4) La Commission hérite des pratiques de Cambacérès.
I-5) L'intention du législateur par la voix de la Commission du Sceau.
I-6) La notion de dérogeance et les professions incompatibles, selon la Commission du Sceau.
I-7) Le droit nobiliaire sous la monarchie de Juillet et ses répercussions sous le Second Empire.
I-8) Le vide juridique de la deuxième République.
Chaque paragraphe fait l'inventaire des textes de droit et les replace dans leur échelle de valeur, accompagné d'un commentaire explicatif (constitutions et actes additionnels, décrets, ordonnances, charte, lois, décisions, arrêtés, circulaires, avis du Conseil d'administration du ministère de la Justice, déclarations du gouvernement)
Deuxième partie :
Tradition immémoriale et innovations sous le Second Empire
II-1) Reprise des titres identiques à ceux du Premier Empire.
II-1-a) Interprétation de l'ordonnance du 8 octobre 1814 par le Conseil du Sceau des titres.
II-1-b) L'article 259 du code pénal.
II-2) La confirmation par décret impérial.
II-2-a) Le mode de confirmation.
II-2-b) Le texte type de décret portant collation de titre.
II-3) Les lettres patentes.
II-3-a) Leur caractère facultatif.
II-3-b) Les lettres patentes de collation sont calligraphiées d'avance.
II-4) La législation des majorats.
II-4-a) Leur législation reste inchangée.
II-4-b) La jurisprudence exhaustive.
II-4-c) Le terme d'armoiries ne figure pas dans le décret qui rétablit le Conseil du Sceau des titres.
II-5) L'heraldique.
II-5-a) Le droit heraldique.
II-5-b) L'Ordre de la Légion d'honneur dans les armoiries.
II-6) L'interpolation de particule et la question du prédicat.
II-7) La synthèse législative et réglementaire du droit des titrés sous le Second Empire.
II-8) La République d'ordre moral.
Troisième partie :
Reconstitution du corpus
III-1) Les titres des particuliers.
Cette partie tente d'effectuer la reconstitution proprement dite. Pour des raisons pratiques, la liste est établie par ordre alphabétique. Chacune des quatre cents cinquante quatre notices comporte :
- Le nom et les prénoms de l'impétrant, éventuellement ses grades et qualité.
- La nature et les dates des actes authentiques qui fondent la titulature (ordonnance, arrêté ministériel, décret impérial, lettres patentes, décision de la Commission du Sceau de France, décret d'interpolation de particule). Le majorat et les décisions autorisant l'hérédité sont mentionnés le cas échéant.
- Le nom et les prénoms de l'auteur en faveur duquel le titre fut initialement conféré, s'il s'agit d'un titre confirmé ou relevé.
- Le règlement d'armoiries.
- Sa traduction sous la forme d'une illustration.
- Parfois un bref commentaire sur la conformité des armes avec les textes officiels de 1808 remis en vigueur en 1859 (soit pour des titrés du Premier Empire, soit pour les nouveaux titrés), sur la résurgence des coutumes d'Ancien Régime (soit pour des descendants de hauts serviteurs de l'ancienne France, soit pour des nouveaux titrés qui apprécient le style néogothique), sur l'adoption de coutumes étrangères (souvent pour des personnages de la haute finance internationale), sur les liens entre le patronyme et sa traduction en armes parlantes.
III-2) Les armoiries municipales.
Quatrième partie.
Armoiries de courtoisie et usages sociaux.
IV-1) Les derniers sénateurs de la promotion du 27 juillet 1870.
IV-2) Les maréchaux ont-ils rang de duc ?
IV-3) Les statistiques.
IV-3-a) Les statistiques des arrêtés, des décrets impériaux, des décrets d'interpolation et des lettres patentes. Leur interprétation.
IV-3-b) Tableau statistique des pièces honorables de fonction identifiées dans l'armorial, ordonné selon l'ordre de préséance du protocole. Leur interprétation.
IV-3-c) Hors statiques : les dames.
IV-3-d) Robert-Houdin : des «lettres de noblesses» littéraires.
IV-4) Les symboles et le pouvoir.
IV-5) Des Illuminés de Bavière jusqu'à la Charbonnerie.
IV-5-a) Enquête sur Gaultier de Biauzat les référendaires.
IV-5-b) Le lien avec le Journal des débats.
IV-6) La Franc-Maçonnerie et la Charbonnerie inspirent les motifs heraldiques.
IV-6-a) Existe-t-il un rapport technique entre le charbon de bois et le palmier ?
IV-6-b) Synthèse à propos des Franc-Maçons et des Carbonari.
IV-7) Les armoriaux contemporains du Second Empire.
IV-7-a) La poursuite des travaux de l'armorial de la salle des croisades au chateau de Versailles.
IV-7-b) Les étrangers habitués en France. Armoiries étrangères et de courtoisie.
IV-7-c) La noblesse pontificale.
IV-8) Les questions embarrassantes escamotées par la troisième République.
IV-8-a) Manville : un exemple qui illustre nombre de cas juridiques du XIXe siècle.
IV-8-b) L'armorial du Second Empire doit-il compter deux curieux avatars ? Les gouvernements provisoires de Londres, Alger et Vichy peuvent-ils se prévaloir de la symbolique inspirée du régime issu du coup d'Etat ?
IV-8-c) La preuve par la phaléristique.
IV-8-d) Le centralisme frappe les titres, de Charles X à François Mitterrand.